Le groupe Inditex veut fermer jusqu'à 1200 boutiques Zara, Bershka ou en Stradivarius

17 juin 2020 à 6h59 par La rédaction

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Le groupe espagnol Inditex, maison mère de Zara, annonce la fermeture de 1000 à 1200 magasins dans le monde, dans les autres enseignes qu’il détient :   Zara Home, Massimo Dutti, Oysho, Bershka, ou encore Stradivarius… Le groupe souhaite renforcer la vente en ligne.

L’impact financier du coronavirus est dévastateur pour l’industrie de la mode rapide, qui va devoir repenser en profondeur son fonctionnement. L’espagnol Inditex, numéro un du secteur avec sa marque Zara, a essuyé au premier trimestre sa première perte nette depuis son entrée en Bourse en 2001, avec 409 millions d’euros en négatif.

Aujourd’hui, il revoit son organisation et prévoit notamment de fermer entre 1000 et 1200 magasins sur les 7400 qu’il compte dans le monde,

1000 à 1200 magasins de petite taille

Le géant espagnol prévoit de ramener son réseau de boutiques à un "total compris entre 6 700 et 6 900 magasins, contre 7 412 aujourd’hui", indique BFM TV . Pour atteindre ce total, la maison-mère de Zara  devrait  fermer 1000 à 1200 magasins de "petite taille", et en ouvrir 450 nouveaux, "équipés de toutes les dernières technologies d’intégration des ventes", détaille le groupe dans un communiqué. 

Inditex qui détient, outre Zara, les marques Stradivarius, Oysho, Massimo Dutti, Bershka, ne donne pas le nombre de magasins concernés par pays. Il indique néanmoins que les fermetures viseront "des magasins plus anciens appartenant à des marques autres que Zara." 

Accélération des ventes en ligne

L’objectif de cette réorganisation du groupe est de capitaliser sur l’accélération des ventes en ligne qui a pris une nouvelle ampleur pendant le confinement. Inditex a vu ses ventes en ligne rapporter 50% de ses revenus entre janvier et mars, et même 95% en avril. 

Très solide financièrement et performant dans la gestion des stocks, le groupe avait  continué à payer les salaires de ses employés sans avoir recours au chômage partiel pendant le confinement. Une exception dans le secteur: rien qu’en Espagne, près de 8.000 employés ont été mis au chômage partiel par son concurrent Primark et 4.700 chez l’espagnol Mango, selon le syndicat Commissions ouvrières.